Bruxelles comptera bientôt une nouvelle auberge de jeunesse. Pas vraiment comme les autres… C’est l’annonce faite par le Ministre-Président du Gouvernement francophone bruxellois en charge du Tourisme, l’Echevin de la Ville de Bruxelles en charge des Propriétés communales, Mohamed Ouriaghli, et l’Echevin de la Ville de Bruxelles en charge du Tourisme, Philippe Close.
D’ici 2014, une nouvelle auberge de jeunesse viendra donc répondre à la demande croissante de nuitées pour les jeunes, à bon marché. Bruxelles est en effet une destination prisée par les jeunes, belges ou européens. Les chiffres sont très bons puisqu’on atteint en moyenne un taux d’occupation annuel de 85% (chiffres 2010). C’est donc un secteur porteur qu’il faut continuer à développer.

- Un projet innovant et avant-gardiste sur le plan énergétique et environnemental
Un projet innovant puisqu’il s’agira de la première auberge de jeunesse flottante en Belgique. En clair, cela signifie qu’elle sera amarrée sur le canal de Bruxelles, au bassin Béco, le long du quai des Péniches, à l'emplacement d'une concession sur la voie d'eau attribuée par le Port de Bruxelles. L'objectif est de permettre à chaque jeune européen de visiter la Capitale de l'Europe mais aussi de positionner Bruxelles comme une capitale du tourisme durable. L’auberge de jeunesse flottante comptera environ 78 chambres (180 à 190 lits). Le bâtiment sera construit en ossature bois et posé sur une barge flottante préfabriquée en béton armé. L'auberge sera construite en cale sèche puis remorquée sur le canal jusqu'à son emplacement définitif.
Le bâtiment, conçu par le bureau d'architecture A2M, comportera 3 niveaux : les chambres seront réparties dans les 2 niveaux inférieurs, le pont supérieur étant occupé par un espace d'accueil, un bar, un espace restaurant, et de vastes terrasses-solarium extérieures.
Autre point remarquable, la conception énergétique du bâtiment. Conçu au standard "bâtiment passif", il vise en effet l’autonomie énergétique. Etanchéité à l’air très performante, ventilation à double flux, autoproduction thermique et photovoltaïque, système de pompe à chaleur… Le bâtiment (hors barge) vise également la haute qualité environnementale par l'utilisation de matériaux naturels, à faible empreinte écologique, et renouvelables. L'auberge fonctionnera enfin en autarcie vis-à-vis de l’eau. L’eau, tout d’abord puisée dans le canal, est ensuite épurée afin d’obtenir de l’eau de différentes qualités allant jusqu’à la potabilité.
Ce projet est d’ailleurs lauréat de l'appel à projets "Bâtiments exemplaires" organisé par l'IBGE en 2009 et a obtenu une subvention de 200.000,00 € attribuée au développeur du projet.
- Une mutualisation des efforts pour que la péniche arrive à bon quai
La concrétisation de ce projet a été rendue possible grâce à une synergie de différents opérateurs publics, notamment Beliris qui apporte un subside conséquent de 4.000.000€ et sans lequel l’auberge n’aurait jamais pu voir le jour. La Régie Foncière de la Ville de Bruxelles pour sa part en sera le maître d’ouvrage. Mohamed Ouriaghli s’en réjouit : « la Régie Foncière démontre au quotidien toute son expertise que ce soit en matière de construction de logements ou que ce soit en matière de rénovation de bâtiments d’envergure comme le futur centre de mode et de design. Un gage supplémentaire que la future auberge flottante reposera en terre ferme ».
Le Budget complet de réalisation de ce projet d’auberge flottante est de 7. 500.000 euros. Il s’agit d’un investissement nécessaire qui s’inscrit dans le cadre de l’accord de gouvernement régional. Cette construction s'avère moins chère que pour celle d'une nouvelle infrastructure hôtelière puisqu’ici il ne faut pas acquérir de terrain. De plus, avec un bâtiment passif qui est quasi un bâtiment zéro émission, les économies projetées vont jusqu’à 500.000 euros après 10 ans.