On zwanze ?

On zwanze ?

zwanze

Alors, on zwanze est le nouveau titre de Jef Van Scheutebol pour protéger le café "chez Marcel" de la démolition.  Sur la musique de Stromae, le chanteur occasionnel produit par Plattekeis production plaide pour le maintien de l'angle Jeu de balle Chevreuil et de Marcel dans ses murs.

Zwanzen, zwanzer :  plaisanter ... Le dossier de l'angle Jeu de Balle/chevreuil est un dossier qui pourrit dans le patrimoine de la Ville depuis dix ans en dans le privé bien avant. Marcel est une institution mais comme le relève la chanson, il s'agit esentiellement d'un patrimoinne lié à sa personne plus qu'au lieu.

Le montage de ce dossier a été particulièrement laborieux. Ouri a décidé de reprendre le dossier à zéro en début de législature et a pris contact avec les associations, les commercants et les habitants pour reconstruire un projet.  L'option de la démolition reconstruction (à l'exception d'une maison de la rue du chevreuil) s'est très rapidement imposée et des débats ont eu lieu autour du maintien ou non d'une cave voutée. Convaincu qu'un projet rationnel et dense (nous avons besoin de logements dans cette Ville) ne pouvait se faire en la maintenant, Ouri a rallié au projet de l'architecte Philippe Danhier, l'ensemble des forces vives locales, du CGAM à l'association des commerçants. Durant ce travail de terrain, inutile de vous dire que je n'ai jamais rencontré Jef Van Scheutebol ou ses producteurs. Il y avait un souhait unanime d'aller vite, de créer du logement à cet endroit et de mettre fin à ce lieu sans contrôle social parce que déserté qui génère de l'insécurité et attire tel un aimant les dépôts clandestins de toute nature.

Un permis d'urbanisme prévoyant la démolition reconstruction a d'ailleurs été obtenu sur avis conforme de la commission de concertation, il y a un an.

Soucieux de préserver "Marcel", une négociation a été engagée qui a débouché sur plusieurs dispositions :

  1. l'installation de Marcel dans le bâtiment central de la Caserne (en face) durant les travaux,
  2. Au terme de ceux-ci, le retour de Marcel dans ses anciennens installations ou, à son choix, la continuation de l'activité dans le bâtiment central
  3. le maintien malgré les importants travaux du loyer actuel aussi longtemps qu'isidore Maes, Marcel, exploiterait personnellement  le café.

L'ensemble de ses garanties ont été accordées par le Collège à cet exploitant, garant de notre identité. Il convient de noter que malgré d'importants travaux de conservation, l'état du bâtiment a continué à se dégrader rendant aujourd'hui l'exploitation du café particulièrement difficile.

Marcel a repris contact avec moi, il y a deux mois, pour me signaler qu'il envisageait :

  • de ne pas rejoindre le bâtiment central de la caserne
  • de renoncer à réoccuper les lieux au termes travaux, à la condition de pouvoir céder son bail englobant le rez reconstruit sur la maison voisine (maison du moteur)

Les négociations avec le repreneur sont en passe d'aboutir et Marcel quitterait les lieux à la fin de ce mois, mais il nous a fait une double promesse :

  • il rouvrira une dernière fois pour la fête nationale
  • il ne restera pas inactif et continuera à distiller sa bonne humeur dans le quartier.

Alors, on zwanze ?