La commune de Schaerbeek avait décidé de taxer de manière majorée d'un montant pouvant aller de 50 à 500€ par an selon la surface, les biens appartenant à des propriétaires n'habitant pas sur le territoire de la commune.
Cette taxe est interpellante en ce qu'elle semble rompre avec un principe constitutionnel élémentaire, l'égalité de traitement entre citoyens. Comment peut-on dès lors justifier que deux propriétaires bailleurs de schaerbeek soient taxés de manière différente selon qu'ils habitent ou n'habitent pas dans la Cité des Anes.
Cette taxe est interpellante également en ce qu'elle crée une charge supplémentaire à l'endroit de ceux qui mettent effectivement des biens sur le marché locatif dans un contexte de pénurie annoncée et partiellement avérée. Quel pourrait être l'impact d'une telle taxe sur la propension à créer du logement locatif et sur le niveau des loyers? Ceci n'a pas été évalué !
Cette taxe est interpellante car il apparaît qu'il s'agit en réalité pour la commune libérale écolo (pour 1 an et demi encore) de lever une nouvelle taxe en en exonérant ses électeurs.
La démarche et son approbation par la tutelle régionale est toutefois intéressante en ce qu'elle permettrait, dans un système non monté à la "va-vite" de taxer différemment le propriétaire d'un bien qu'il occupe lui même et dont il ne retire aucun revenu et le bien mis en location, quel que soit le domicile du propriétaire.
Cette taxe a été retirée par la majorité, histoire d'étudier le risque de problème lié à la non-égalité de traitement entre propriétaire. Les libéraux schaerbeekois liraient-*ils ouri.be qui avait dès l'annonce de cette taxe annocé ce problème ou plus vraisemblablement, ce retrait quelque peu précipité d'un projet pourtant porté par le collège dans son ensemble résulte d'une décision directe du Président de Parti, Charles Michel. Les connections entre le MR et le syndicat des propriétaires fonctionnent toujours aussi bien